Ce qui a manqué à beaucoup de gens, c'est un interlocuteur. Ils ont écouté, puis ils ont parlé; ils n'ont pu ni causer ni répondre.
Les 4 Nobles Vérités L'essence de la doctrine primitive est contenue dans les quatre &laqno;saintes Vérités» (Arya-Satya ) qui ont été définies dans le premier sermon de BOUDDHA, prononcé à Bénarès:
· la Vérité de la douleur; · la Vérité de l'origine de la douleur; · la Vérité de la cessation de la douleur; · la Vérité de la Voie qui mène à la cessation de la douleur.
La &laqno;douleur» (duhkha) Tout
est douleur: la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort, le
chagrin, les tourments, l'union avec ce que l'on déteste, la séparation
d'avec ce que l'on aime, le fait de ne pas obtenir ce que l'on désire.
Nul être n'échappe à la douleur, même pas les innombrables dieux, dont
l'existence pleine de bonheur et extrêmement longue aura, elle aussi,
une fin. Tout ce qui existe, êtres vivants et choses inanimées, est
composé d'éléments de durée limitée et est vide de tout principe
personnel et éternel, analogue au &laqno;soi» (atman ) du brahmanisme ou au &laqno;principe vital» (jiva )
du jaïnisme. Certains indianistes s'élèvent contre l'attribution au
Bienheureux de cette négation du soi, mais il est bien clair que, dès
avant l'ère chrétienne, les docteurs de toutes les sectes bouddhistes
s'accordaient au contraire pour en faire l'une des bases principales de
l'enseignement du Buddha. De plus, tout est impermanent, apparaît un
jour, déterminé par des causes multiples, se transforme sans cesse et
périt inéluctablement. La douleur est étroitement liée à cette absence
de soi et à cette impermanence, et c'est pourquoi elle est inhérente à
toute existence. De même que l'individu est privé de principe
personnel, le monde est vide d'un Dieu éternel, créateur et omnipotent,
source de salut.
L'origine de la douleur La
douleur a pour origine la &laqno;soif», c'est-à-dire le désir, qui
s'attache au plaisir et accompagne toute existence; elle mène à
renaître pour goûter encore des voluptés trompeuses. Cette soif est
elle-même produite par un enchaînement de causes dont la première est
l'ignorance, plus précisément l'ignorance de cette réalité que le
Buddha a découverte et qu'il révèle à ses disciples. La soif et
l'ignorance engendrent les trois &laqno;racines du mal», qui sont
la convoitise, la haine et l'erreur, d'où naissent à leur tour les
vices, les passions et les opinions fausses. Tous ceux-ci poussent
l'être à agir et à se laisser ainsi entraîner par le mécanisme de la
rétribution des actes. Tout &laqno;acte» (karman ),
bon ou mauvais, corporel, vocal ou seulement mental, s'il résulte d'une
décision prise en pleine connaissance de cause, produit de lui-même,
automatiquement et inexorablement, un &laqno;fruit» (phala )
qui &laqno;mûrit» peu à peu et retombe tôt ou tard sur son auteur
sous la forme d'une récompense ou d'un châtiment correspondant à cet
acte en nature et en importance. Cette &laqno;maturation» (vipaka )
de l'acte est plus ou moins longue, mais, comme sa durée dépasse
souvent celle d'une vie humaine, elle oblige l'auteur à renaître pour
recevoir sa rétribution.
La cessation de la douleur La
cessation de la douleur, c'est la cessation de la soif, donc celle des
trois racines du mal, convoitise, haine et erreur, leur
&laqno;extinction» (nirvana
) totale, leur complet épuisement. Elle est atteinte ici-bas par les
saints bouddhiques du degré le plus élevé, et à plus forte raison par
le Buddha lui-même, qui continuent à vivre dans un état de sérénité
imperturbable, définitivement à l'abri de la douleur, de la crainte, du
doute. Lorsqu'ils meurent, ils ne renaissent plus nulle part et
personne ne peut définir l'état de béatitude éternelle qu'ils
atteignent au moment de leur &laqno;extinction complète».
La Voie (Marga) qui mène à la cessation de la douleur La
Voie de la Délivrance est la &laqno;Sainte Voie aux huit membres»:
opinion correcte, intention correcte, parole correcte, activité
corporelle correcte, moyens d'existence corrects, effort correct,
attention correcte et concentration mentale correcte. Chacun de ces
&laqno;membres» doit être visé au moyen de diverses méthodes, dont
la première est une bonne conduite morale consistant dans l'abstention
rigoureuse de toute mauvaise action, à commencer par le meurtre, le
vol, la luxure, le mensonge et la consommation des boissons enivrantes. Les
autres méthodes visent à vaincre l'ignorance par l'examen approfondi
des réalités et à supprimer les passions par l'apaisement de l'esprit :
La Méditation
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